Les droits de succession sont les taxes prélevées par l’État sur un héritage. Leur montant dépend du lien de parenté avec le défunt et de la valeur transmise, après application d’un abattement. En ligne directe (parents-enfants), l’abattement est de 100 000 € par parent et par enfant. Le conjoint et le partenaire de PACS sont totalement exonérés. Estimez les droits dus ci-dessous.
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Estimez les droits de succession à payer sur un héritage, selon le lien de parenté et après abattement.
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Calcul des droits de succession : le guide complet et simulateur
Le calcul des droits de succession permet de connaître l’impôt que chaque héritier devra payer sur sa part d’héritage au décès d’un proche. Les droits de succession dépendent de l’actif net taxable, des abattements liés au lien de parenté et d’un barème progressif. Ce guide vous explique, étape par étape, comment sont calculés les droits de succession, quels abattements s’appliquent, les cas d’exonération et comment réduire la facture grâce à l’anticipation.
Qu’est-ce que les droits de succession ?
Les droits de succession sont un impôt prélevé par l’État sur la transmission du patrimoine d’un défunt à ses héritiers. Chaque héritier est imposé sur la part nette qu’il reçoit, après application d’un abattement personnel dépendant de son lien de parenté avec le défunt. Le calcul des droits de succession s’effectue sur l’actif net taxable de la succession.
Comment sont calculés les droits de succession ?
Le calcul des droits de succession suit quatre étapes : déterminer l’actif net taxable, appliquer les abattements, tenir compte des donations antérieures, puis appliquer le barème.
Étape 1 : Détermination de l’actif net taxable
L’actif net taxable correspond à la valeur des biens du défunt (immobilier, comptes, placements, mobilier) diminuée du passif (dettes, frais funéraires). On obtient ainsi l’actif net de la succession, réparti ensuite entre les héritiers selon l’ordre successoral.
Étape 2 : Application des abattements personnels
Chaque héritier bénéficie d’un abattement sur sa part, selon son lien de parenté avec le défunt. Pour un enfant, l’abattement est de 100 000 €. La part taxable de chaque héritier s’obtient en soustrayant cet abattement de la part reçue.
Étape 3 : Prise en compte des donations antérieures
Les donations consenties par le défunt dans les quinze années précédant le décès sont rappelées et réduisent l’abattement disponible. Cette règle du rappel fiscal évite de cumuler plusieurs fois le même abattement sur une courte période.
Étape 4 : Application du barème des droits de succession
Sur la part taxable après abattement, on applique le barème progressif des droits de succession. Plus la part est élevée et le lien de parenté éloigné, plus le taux d’imposition est important.
Les différents barèmes des droits de succession
Barème pour les héritiers en ligne directe (enfants, parents)
Pour les héritiers en ligne directe (enfants, parents), le barème est progressif de 5 % à 45 %, appliqué par tranches sur la part taxable après l’abattement de 100 000 €.
| Part taxable (ligne directe) | Taux |
|---|---|
| Jusqu’à 8 072 € | 5 % |
| De 8 072 à 12 109 € | 10 % |
| De 12 109 à 15 932 € | 15 % |
| De 15 932 à 552 324 € | 20 % |
| De 552 324 à 902 838 € | 30 % |
| De 902 838 à 1 805 677 € | 40 % |
| Au-delà de 1 805 677 € | 45 % |
Barème pour les frères et sœurs
Pour les frères et sœurs, après un abattement de 15 932 €, le barème est de 35 % jusqu’à 24 430 € de part taxable, puis 45 % au-delà.
Barème pour les autres héritiers et liens de parenté
Les neveux et nièces sont taxés à 55 % après un abattement de 7 967 €. Les héritiers sans lien de parenté avec le défunt supportent le taux le plus élevé, 60 %, après un abattement réduit de 1 594 €.
Les abattements applicables : réduire la base imposable
Abattements selon le lien de parenté
L’abattement varie fortement selon le lien de parenté : 100 000 € par enfant et par parent, 15 932 € entre frères et sœurs, 7 967 € pour un neveu ou une nièce, 1 594 € à défaut d’autre abattement. Le conjoint et le partenaire de Pacs sont, eux, totalement exonérés.
Abattements spécifiques (assurance-vie, handicap, etc.)
Un abattement supplémentaire de 159 325 € s’applique aux héritiers en situation de handicap, cumulable avec l’abattement lié au lien de parenté. L’assurance-vie bénéficie d’un régime fiscal distinct, avec un abattement spécifique par bénéficiaire selon l’âge du souscripteur au moment des versements.
Les cas d’exonération des droits de succession
Exonérations pour le conjoint survivant et le partenaire de Pacs
Le conjoint survivant et le partenaire de Pacs sont totalement exonérés de droits de succession, quelle que soit la valeur du patrimoine transmis. C’est l’exonération la plus importante.
Exonérations pour les frères et sœurs (sous conditions)
Un frère ou une sœur peut être exonéré s’il est célibataire, âgé de plus de 50 ans ou invalide, et s’il a vécu avec le défunt durant les cinq années précédant le décès.
Exonérations liées à la nature des biens (entreprise, forêt, etc.)
Certains biens bénéficient d’exonérations partielles : transmission d’entreprise via le pacte Dutreil (75 % d’exonération), bois et forêts, ou monuments historiques, sous conditions d’engagement de conservation.
Exonérations pour legs à des associations ou fondations
Les legs consentis à des associations reconnues d’utilité publique ou à des fondations sont exonérés de droits de succession.
Optimiser et réduire ses droits de succession
L’anticipation par donation
La donation de son vivant permet d’utiliser les abattements tous les quinze ans et de réduire les droits de succession futurs. Anticiper la transmission de son patrimoine est le levier le plus efficace.
L’utilisation de l’assurance-vie
L’assurance-vie transmet un capital hors succession, avec une fiscalité avantageuse et un abattement propre par bénéficiaire, ce qui allège les droits de succession.
Le démembrement de propriété
Le démembrement (donation de la nue-propriété en conservant l’usufruit) réduit la valeur taxable transmise et donc les droits de succession dus au décès.
La transmission d’entreprise (Pacte Dutreil)
Le pacte Dutreil permet de transmettre une entreprise avec une exonération de 75 % de sa valeur, sous engagement de conservation des titres.
Exemple concret de calcul des droits de succession
Prenons un exemple : un défunt laisse un patrimoine net taxable de 400 000 €, réparti entre ses deux enfants, soit 200 000 € chacun. Chaque enfant bénéficie d’un abattement de 100 000 €, ce qui ramène la part taxable à 100 000 € par héritier. On applique alors le barème progressif des droits de succession en ligne directe.
Sur 100 000 € de part taxable, le calcul des droits de succession donne : 5 % jusqu’à 8 072 €, 10 % jusqu’à 12 109 €, 15 % jusqu’à 15 932 €, puis 20 % sur le reste. Le montant des droits de succession s’élève ainsi à environ 18 200 € par enfant. Chaque héritier reçoit donc un héritage net d’environ 181 800 € après paiement des droits de succession.
Cet exemple illustre l’importance de l’abattement et du lien de parenté dans le calcul : un même patrimoine transmis à un neveu ou à un tiers, avec un abattement bien plus faible et un taux de 55 % ou 60 %, générerait des droits de succession nettement supérieurs.
Simulateur de droits de succession : estimez votre héritage
Comment utiliser le simulateur ?
Notre simulateur de droits de succession gratuit calcule les droits dus par chaque héritier. Renseignez l’actif net taxable, le lien de parenté et les donations antérieures : le simulateur applique l’abattement et le barème pour estimer le montant des droits de succession et de l’héritage net.
Ce que le simulateur ne remplace pas (notaire, expert)
Le simulateur donne une estimation fiable, mais le règlement d’une succession nécessite l’intervention d’un notaire, seul habilité à établir la déclaration de succession et à calculer précisément les droits en fonction de votre situation.
Questions fréquentes sur les droits de succession
Quand et comment payer les droits de succession ?
Les droits de succession sont payés au moment du dépôt de la déclaration de succession, dans les six mois suivant le décès. Le paiement peut, sous conditions, être fractionné ou différé.
Faut-il faire une déclaration de succession ?
Une déclaration de succession est obligatoire dès lors que l’actif brut dépasse un certain seuil. Elle est établie par le notaire, qui calcule les droits de succession dus par les héritiers.
Comment déclarer une assurance-vie ?
Les capitaux d’assurance-vie sont déclarés séparément par les bénéficiaires, selon un régime fiscal spécifique distinct des droits de succession classiques.
L’importance de l’anticipation et du conseil personnalisé
Anticiper la transmission de son patrimoine, par donation, assurance-vie ou démembrement, permet de réduire fortement les droits de succession. Pour préparer votre succession, complétez ce calcul avec nos autres outils gratuits : calcul des frais de notaire et simulateur de plus-value immobilière. Un conseil personnalisé auprès d’un notaire reste indispensable pour optimiser la transmission de votre héritage.

